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Schlomo Amelekh se révèle un roi Tsadik (60)

Quand deux prostituées se disputaient un enfant, le roi Salomon sut, par son jugement, faire éclater la vérité. Peinture de Nicol&as Poussin

Quand deux prostituées se disputaient un enfant, le roi Salomon sut, par son jugement, faire éclater la vérité. Peinture de Nicolas Poussin

Le roi Salomon (en hébreu Schlomo Amelekh) était le roi sage par excellence, selon le dicton puisé dans le Talmud de Babylone, « celui qui voit Salomon dans un rêve peut espérer la sagesse » (Berakhot 57 b). Comme le souligne Jewish Encyclopedia*, « On dit qu’il n’avait pas besoin de s’appuyer sur des témoins pour rendre un arrêt de justice. En regardant simplement les parties opposées, il savait qui avait raison et qui avait tort. Les mots « alors Salomon s’assit sur le trône du Seigneur » (Chroniques I. xxix. 23) sont interprétés en ce sens. Complètement voué au culte du Dieu d’Israël, il fut glorifié d’un point de vue théologique. Salomon reçut de Dieu des noms avant sa naissance, ce qui le place dans la catégorie des Tsadikim.

« En plus de ses 3 noms principaux, Jedidiah (Samuel II. XII. 25), Ḳohelet, il eut divers autres noms: Agur, Bin, Jakeh, Lemuel, Ithiel et Ucal (Proverbes xxx. 1, xxxi. 1). Les interprétations reprises par Jewish Encyclopedia* sont, selon une école: « Celui qui a rassemblé les paroles de la Torah, qui les a comprises, qui plus tard les a énoncées, qui a dit à Dieu dans son cœur « J’ai le pouvoir; par conséquent, je peux transgresser les prescriptions de la Torah.» Une autre école plus tard, en revanche, adopte les explications suivantes : Agur : »Celui qui ceint ses reins »; Bin = « celui qui construit le Temple » ; Jakeh : « Celui qui a régné sur le monde entier » ; Ithiel : « Celui qui a compris les signes de Dieu » ; et Ucal : « Celui qui pourrait leur résister ».

« Des jugements célèbres et célébrés (Tosefot 37 a) comme se produisant dans le Midrash. « Asmodée apporta de sous la terre devant Salomon un homme à deux têtes et qui, incapable de retourner à sa place natale, épousa une femme de Jérusalem. Elle lui donna sept enfants, dont six ressemblaient à la mère, et un ressemblait au père et avait deux têtes. Après la mort du père, le fils à deux têtes réclama deux parts de l’héritage, faisant valoir qu’il était deux hommes alors que ses frères soutenaient qu’il avait droit à une seule voix. Ils firent appel au roi Salomon, qui jugea que le fils à deux têtes n’était qu’un seul homme ». Le célèbre litige entre le serpent et l’homme qui l’avait sauvé est évoqué dans le Midrash Tanḥouma (Buber, « Mebo », p. 157). Il eut lieu avant que Salomon ne décréta la mort du serpent. Salomon a appliqué sa sagesse aussi à la diffusion de la Loi. Il a fait construire des synagogues et des maisons d’étude de la Torah, par une multitude de savants et même de petits enfants.

« Malgré sa sagesse, le roi Salomon était un roi parfois critiqué pour sa pratique solitaire du jugement : «Toutefois, les Tannaim (Sages de l’époque de la Mishna), à l’exception de Jose b. Ḥalafta, évoquent uniquement ses faiblesses et sa chute. Selon eux, Shlomo Amelekh a abrogé les commandements de la Torah et transgressé trois interdictions faits au roi : ne multiplier ni les chevaux, ni les femmes, ni l’or et l’argent. Le roi était si fier de sa sagesse qu’il s’appuyait parfois trop sur lui-même dans le cas des deux prostituées, pour lequel il fut blâmé par un bat ḳol (une voix céleste). Juda, b. Ila’i a même déclaré que s’il avait été là quand le roi a prononcé la peine, il lui aurait passé une corde au cou. Sa sagesse s’est-elle donc dépréciée au fil du temps ? Shimon b. Yoḥai a dit que Salomon aurait mieux fait de s’occuper du nettoyage des égouts, ce qui l’aurait rendu libre de tout reproche. Pourtant, quand il dût créer une année bissextile, il convoqua sept anciens, en présence desquels il resta silencieux, jugeant qu’ils en savaient plus que lui (Cantique R. ; Ex. R. xv. 20). »

* Traduction libre d’un article paru dans Jewish Encyclopedia et publié à l’adresse suivante http://www.jewishencyclopedia.com/articles/13842-solomon

Jewish Encyclopedia est publié par la Société de Théologie Juive de Philadelphie

Mise en ligne : 10 septembre 2014- Version 1- Israël Antique Salomon 4-60