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Salomon, un roi aux pouvoirs surnaturels (63)

Vérité historique ou légende, le roi Salomon est crédité de pouvoirs surnaturels tels que la magie Photo de © xavier séguin – www.eden-saga.com

Vérité historique ou légende, le roi Salomon est crédité de pouvoirs surnaturels tels que la magie
Photo de © xavier séguin – www.eden-saga.com

Le roi Salomon avait-il une formule magique ou était-il, entre autres talents, un magicien ? Avait-il, comme le croit l’écrivain et prix Nobel Elie Wiesel*, une bague magique (d’autres évoquent un sceau magique) ? Les articles de Jewish Encyclopedia** fournissent de nombreux exemples des multiples talents surnaturels du roi Salomon. Il est difficile de les croire tous et tout  aussi difficile de n’en croire aucun. Aussi sont reproduits ici quelques uns de ses talents qu’on lui a attribués à travers les âges.

– Il savait parler aux animaux : La connaissance de Salomon de tout ce qui était connu à l’époque sur les arbres, les fruits, les fleurs, les bêtes, les poissons et les oiseaux lui donnèrent une grande renommée, soutient Jewish Encyclopedia*, Son génie dans la composition des proverbes et des chansons était connu au-delà du royaume. Sa sagesse avait surpassé celle des enfants d’orient et toute la sagesse de l’Egypte. Des personnalités vinrent des quatre coins de la terre voir l’homme le plus sage du monde. La Reine de Saba voyagea avec un train d’accoucheuses, amenant nombre de richesses d’Arabie du Sud-ouest à environ 1 500 miles de là, pour tester la sagesse du souverain d’Israël. En raison de sa modestie (il ne demanda à Dieu que la sagesse), Salomon fut récompensé par des richesses et un règne glorieux sans précédent (Rois I iii. 13, c. 1). Son contrôle des démons, des esprits et des animaux a augmenté sa splendeur, les démons lui apportant des pierres précieuses, sans compter l’eau des pays lointains arrivant pour irriguer ses plantes exotiques. Bêtes et volailles entraient de leur plein gré dans les cuisines de son Palais afin de devenir sa nourriture. Jewish Encyclopedia écrit encore : Des repas extravagants (Rois I iv. 22-23) étaient préparés, affirme Jewish Encyclopedia se fondant sur les écrits du Talmud (Meguila 11 b ; Sanhedrin 20 b). Elie Wiesel*

Vérité historique ou légende, le roi Salomon est crédité de pouvoirs surnaturels tels que la magie Photo de © xavier séguin – www.eden-saga.com

Vérité historique ou légende, le roi Salomon est crédité de pouvoirs surnaturels tels que la magie
Photo de © xavier séguin – www.eden-saga.com

ajoute qu’un jour de grande chaleur, Salomon sollicita l’aide des aigles pour protéger ses soldats des rayons du soleil. « Les aigles déployèrent leurs ailes et dans l’instant, le jour se mit à faire nuit. Médusé le roi Hiram ordonna à ses troupes de battre en retraite. »

– Il avait un trône extravagant. Le Trône de Salomon est décrit en détail dans le Targoum Sheni (c.t.) et dans deux midrashim publiés par Jellinek (« Bet ha-Midrash « ii. 83-85, c. 33-39), repris par Jewish Encyclopedia*. « Il y avait sur les marches du trône 12 lions d’or et douze aigles placés de manière à ce que chaque lion soit face à un aigle. Un autre conte indique 72 lions et autant d’aigles. Six étapes donnaient accès au trône : les animaux, tous en or, étaient disposés dans l’ordre suivant animaux purs et impurs se faisant face : 1) un lion face à un bœuf ; 2) un loup face à un mouton ; 3) un tigre face à un chameau ; 4) un aigle face à un paon, 5) un chat face à un coq ; 6) un jeune faucon face à une colombe. Au-dessus du trône une colombe tenant un épervier d’Europe entre ses serres, symbolisant la domination d’Israël sur les païens. Au-dessus du trône, un chandelier d’or, d’un côté sur les 7 branches étaient gravées les noms des 7 patriarches Adam, Noé, Sem, Abraham, Isaac, Jacob et de l’autre côté, les noms de Levi, Kéhath, Amram, Moïse, Aaron, Eldad, Medad et, en outre, Hur (ou Haggai). (…). Au-dessus du trône, 24 vignes étaient fixées pour jeter une ombre sur la tête du roi. Par un artifice mécanique, le trône suivait Salomon, partout où il voulait aller. Selon les deux midrashim mentionnés ci-dessus, l’expression « Alors Salomon s’assit sur le trône du Seigneur » (I Chroniques. xxix. 23) indique que le trône de Salomon, comme celui de Dieu, était doté de 4 chiffres qui représentent un homme, un lion, un bœuf et un aigle, les chérubins et les roues ».
Jewish Encyclopedia* explique aussi le mécanisme du trône (…): « Quand le roi était assis, entouré du Sanhédrin, pour juger le peuple, les roues se mettaient à tourner, et les bêtes et les volailles poussaient leurs cris respectifs, ce qui effrayait ceux qui avaient l’intention de porter de faux témoignages. Quand Salomon montait sur le trône, les lions dispersaient toutes sortes d’épices parfumées (…) »
« Les deux midrashim affirment que Salomon était assis, un serpent d’argent tournant une roue qui conduit les aigles à déployer leurs ailes sur la tête du roi. Puis un lion plaçait la Couronne sur sa tête, et un autre le sceptre d’or dans sa main. Un midrash explique qu’il y avait six étapes car Salomon avait prévu que six rois seraient assis sur le trône, à savoir Salomon, Roboam, Hezekiah, Manassé, Amon et Josiah. Après la mort de Salomon, le roi Shishak, en emportant les trésors du Temple (Je rois xiv. 26) emporta aussi le trône, qui resta en Egypte jusqu’à ce que Sennachérib conquit ce pays. Après la chute de Sennachérib, Ézéchias en reprit possession. Quand Josiah fut tué par le Pharaon Necco, celui-ci le reprit mais ne sachant pas l’utiliser, il se heurta à un des lions et en devint boiteux. Nabuchodonosor en reprit possession puis le trône passa ensuite aux Perses, avec qui il resta jusqu’à Assuérus qui, cependant, ne put s’y s’asseoir ». Elie Wiese*l évoque aussi ce fameux trône: «  »Les soixante-dix membres du Sanhédrin, le tribunal suprême, siégeaient face au trône, lequel était entouré de 90.000 chaises destinées aux princes, aux sages et aux justes. Deux autres sièges étaient réservés, l’un à Gad le visionnaire, l’autre à Nathan le prophète. »

– Le sceau magique du roi Salomon : Elie Wiesel* écrit à ce sujet qu’ « un jour, l’ange apporta à Salomon une simple bague ornée d’un sceau formé par une pierre ciselée. Prends cette bague, lui dit-il, c’est Dieu qui te l’envoie. Elle te permettra de soumettre tous les démons de ce monde et tu feras usage de leur labeur pour construire le Temple de Jérusalem. Dès l’instant où Salomon glissa la bague à son doigt, son autorité ne connut plus aucune limite. Elle s’étendit depuis les esprits jusqu’au vent, en passant par les animaux. Et comme l’ange Michael le lui avait promis, les démons devinrent ses serviteurs. »

– Il voyageait sur un tapis volant : A la mort de David, son fils Salomon ordonna à des aigles de protéger de leurs ailes le corps de son père jusqu’à son enterrement (Ruth R.. i. 17). Salomon avait l’habitude de monter dans les airs sur un grand aigle, ce qui lui permit de rallier en une seule journée Tadmor dans le désert syrien. Selon Jewish Encyclopedia, cette légende a été adoptée par les Cabalistes comme suit: « Salomon utilisait pour naviguer dans les airs un trône de lumière placé sur un aigle, qui l’apporta près de la yeshivah céleste et sur des montagnes sombres derrière lesquels les anges déchus ‘Uzza et » Azzael étaient enchaînés. L’aigle reposait sur les chaînes et Salomon, au moyen d’un anneau sur lequel le nom de Dieu était gravé, obligeait les deux anges à lui dévoiler les mystères qu’il désirait connaître. »

– Selon une autre légende cabalistique, révélée par Jewish Encyclopedia*, Salomon ordonna à un démon de transmettre les sept compartiments de l’enfer à Hiram, roi de Tyr, qui, à son retour, lui révéla tout ce qu’il avait vu du monde des coulisses.

La domination de Salomon sur les créatures du monde, y compris les esprits, est célébrée dans plusieurs histoires. Parmi elles, celle de Salomon et de la fourmi (Jelinek, Bet ha-Midrash 22 ) contée par Jewish Encyclopedia* : « Lorsque Dieu désigna Salomon comme roi de chaque création, il lui donna un grand tapis de 60 miles de long et de 60 km de large, en soie verte entrelacée d’or pur et ornée de décorations. Le roi était entouré de ses 4 princes, b Asaph, Bérékia, prince des hommes, Ramirat, prince des démons, un lion, prince des bêtes et un aigle, prince des oiseaux. Un jour que Salomon était assis sur le tapis, il subit une bourrasque qui le fit naviguer si vite qu’il déjeuna à Damas et soupa à Mèdes. Salomon était alors plein d’orgueil de sa propre grandeur et de sa sagesse. Comme punition, le vent secoua si fort le tapis, qu’il jeta bas ses 40. 000 hommes. Salomon réprimanda le vent pour ce mal mais il lui répliqua qu’il ferait bien de se tourner vers Dieu et de cesser d’être fier, sur quoi Salomon eut grande honte.

« Un autre jour, alors qu’il naviguait sur une vallée où il y avait de nombreux essaims de fourmis, Salomon entendit une fourmi dire aux autres « Entrez dans vos maisons sinon les légions de Salomon vous détruiront. » Le roi lui demanda pourquoi elle parlait ainsi, et elle répondit qu’elle avait peur que si les fourmis regardent les légions de Salomon car elles pourraient être détournées de leur devoir de louer Dieu, ce qui serait désastreux pour elles. Elle ajouta que, elle, Reine des fourmis, leur avait donné l’ordre de retraite. Salomon voulait lui poser une question mais elle lui rétorqua qu’il était anormal que l’interrogateur soit au-dessus et l’interrogé en-dessous. Salomon la tira alors vers le haut, hors de la vallée mais elle lui dit alors qu’il n’était pas normal que lui soit assis sur un trône, et elle sur terre. Salomon la posa donc sur sa main et lui demanda s’il y avait quelqu’un dans le monde plus grand que lui. La fourmi répondit qu’elle était beaucoup plus grande que lui, sinon Dieu ne l’aurait pas envoyée se placer sur sa main. Le roi, très en colère, la jeta vers le bas, en disant « Tu sais qui je suis ? Je suis Salomon, fils de David! » Elle répondit: « Je sais que tu es né d’une goutte putrescible; donc pas de quoi être fier. » Honteux, Salomon tomba alors sur sa face. »

* Elie Wiesel, le roi Salomon et sa bague magique, Bibliophane, Editions du Rocher, décembre 1999

** Traduction libre à partir d’un article publié à l’adresse suivante  http://www.jewishencyclopedia.com/articles/13842-solomon dans Jewish Encyclopedia publié par la Société de Théologie Juive de Philadelphie, créée en 1906

Mise en ligne : 10 septembre 2014- Version 1- Israël Antique Salomon 4-63