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Pour David, roi prédestiné, seul Dieu donne la victoire (42)

Le roi David avait une relation spéciale avec l'Eternel, une relation intense et fiévreuse qui le conduisit à composer ses fameux psaumes, lus chaque jour par le peuple juif

Le roi David avait une relation spéciale avec l’Eternel, une relation intense et fiévreuse qui le conduisit à composer ses fameux psaumes, lus chaque jour par le peuple juif

 

 Samuel oint David, le plus jeune de sa famille. Le prophète Samuel au moment d’oindre le représentant de la famille, crut d’abord qu’Éliab, le frère aîné de David, était destiné par Dieu à être roi, mais quand Samuel tenta de verser l’huile sur chacun des frères de David dans la succession, l’huile, dit-on, refusa de couler du récipient. Mais quand est venu le tour de David, l’huile se mit à couler d’elle-même. On dit même que les gouttes qui tombaient sur ses vêtements se transformaient immédiatement en diamants et en perles et que quand l’onction s’acheva, la corne était aussi pleine qu’avant.  Bien que l’onction fut gardée secrète, ses effets furent évidents avec le développement spirituel remarquable de David, qui reçut même le don de prophétie (selon Flavius Josèphe, « Antiquités juives. » et Sanhedrin. 93 b). Le nouvel aplomb de David a excité ainsi l’envie de plusieurs, surtout de Doegg, le conseiller du roi Saul, qui tenta d’empêcher le roi Saül d’appeler le jeune David à sa Cour (Sanhedrin). Mais le roi David n’est pas un souverain tout puissant : il accorde de hautes fonctions aux prophètes, qui ont le droit de remontrance et de libre critique du roi, à la demande de Dieu.

Selon l’historien allemand Heinrich Graetz, ces faits mettent en valeur les qualités du roi David : « Toutes ces guerres et ces victoires révélèrent la grande âme de David mieux que n’en avait fait son existence antérieure, courbée sous la contrainte. Ferme et énergique dans l’action, quand il y allait de l’honneur et de la sécurité de son peuple, il restait humble et modeste après le succès, sans ombre de vanité ni d’orgueil. Il n’éleva point de monument pour célébrer ses triomphes, comme l’avait fait Saül ; loin de là, il était persuadé, de même que son illustre général Joab, que Dieu seul lui avait donné la victoire. Cette confiance en Dieu qu’on met dans la bouche de David allant combattre le géant Goliath : Dieu est l’arbitre de la guerre, et il peut donner la victoire sans lance ni épée, il la manifesta dans toutes ses héroïques épreuves. David exprime cette pensée fondamentale dans un psaume (le 18ème) chanté probablement devant l’arche après cette période de guerres, et où il jette un regard rétrospectif sur tout son passé. Deux pensées connexes, nées de ces grandes victoires, sont entrées si profondément dans la conscience du peuple, qu’elles ont eu une action décisive sur tout son avenir. La première, entre autres formes variées, s’exprime ainsi : Le salut du roi ne repose pas sur une grande armée, Ni celui du héros sur sa force personnelle; Vaine ressource que le coursier pour donner la victoire!

Dieu seul dirige la guerre et l’achève, décide la victoire ou la défaite, et son assistance ne dépend pas du nombre des bataillons. — La seconde pensée, étroitement liée à la précédente, c’est la conviction que Dieu, lorsqu’Israël s’arme pour sa cause, fait toujours triompher ses légions, pour la gloire de son propre nom ou pour le salut de son peuple. C’est en conséquence de cette pensée que le Dieu d’Israël a été désigné d’un nom particulier et tout à fait caractéristique ; on l’a appelé le Dieu des armées (Eternel Tsebaoth), celui qui les fait triompher dans les combats. Depuis, au début de toute guerre, on invoqua le Roi Tsebaoth, et les légions d’Israël marchèrent au combat avec la pleine assurance qu’elles ne pouvaient succomber. Dans la suite des temps, cette même assurance a enfanté des prodiges. »

*Histoire des Juifs d’Heinrich Graetz, 1874-76

 

Mise en ligne : 9 septembre 2014- Version 1- Israël Antique-David-  3-42