Imprimer Imprimer

En une nuit, les soldats assyriens qui assiègent Jérusalem meurent d’un mal mystérieux (118)

En une nuit, l'ange de la mort envoyé par Dieu met à mort les 185.000 soldats commandés par Sancherib, chef militaire de Nabuchodonosor

En une nuit, l’ange de la mort envoyé par Dieu met à mort les 185.000 soldats commandés par Sancherib, chef militaire de Nabuchodonosor

La logue nuit de Sancherib qui vit la mort soudaine et mystérieuse de la quasi-totalité de ses troupes assiégeant Jérusalem

La logue nuit de Sancherib qui vit la mort soudaine et mystérieuse de la quasi-totalité de ses troupes assiégeant Jérusalem

Assiégée par une armée assyrienne innombrable, Jérusalem vit des heures d’angoisse. Roi et peuple, l’unisson, prient le Ciel que la menace physique disparaisse. Dieu entendit, semble-t-il, leur prière : « Alors l’Éternel envoya un ange, qui extermina dans le camp du roi d’Assyrie tous les vaillants hommes, les princes et les chefs. Et le roi confus retourna dans son pays. Il entra dans la maison de son dieu, et là ceux qui étaient sortis de ses entrailles le firent tomber par l’épée. » (Chroniques II 32:21).

La victoire judéenne est inespérée : l’armée assyrienne qui assiégeait Jérusalem est complètement détruite, 185.000 soldats meurent ou sont dit-on, infectés par une maladie dévastatrice en une nuit ou encore victimes de l’épée dévastatrice du tout Puissant, laissant un butin considérable. Sancherib retourne dans son pays. Le peuple judéen se remit à croire à l’Eternel et à pratiquer la religion hébraïque : « Ainsi, l’Eternel sauva Ḥizḳiyyah et les habitants de Jérusalem de la domination de Sanchérib, roi d’Assyrie, et de celle de tous ses ennemis, et il les protégea contre ceux qui les entouraient. Beaucoup de gens apportèrent des offrandes à l’Eternel à Jérusalem et des cadeaux de valeur à Ḥizḳiyyah, roi de Juda. Celui-ci fut, depuis lors, tenu en haute estime parmi toutes les nations. » (Chroniques II 32:22).

Après ces moments dramatiques, Ḥizḳiyyah (1) tombe malade. C’est un ulcère. Le prophète Isaïe lui annonce qu’il va mourir : « Donne tes ordres à ta famille car tu vas mourir, tu ne vivras plus. » (Rois II, 20:1). Mais le roi tente de faire fléchir l’Eternel. Sensible à sa prière, l’Eternel ordonne au prophète Isaïe que l’on mette des figues sur son estomac. Le roi recouvre peu à peu sa santé. Et l’Eternel lui accorde quinze ans de vie supplémentaire. Mais lorsque des représentants de Babylone viennent s’enquérir du miracle survenu à Jérusalem, Ḥizḳiyyah les reçoit avec orgueil : « Il leur montra l’endroit où étaient ses objets de valeur, l’argent et l’or, les aromates et l’huile précieuse, son arsenal et tout ce qui se trouvait dans ses trésors. Ezéchias leur montra absolument tout dans son palais et sur tout son territoire. » (Rois II, 20:13). Les Chroniques donnent une vision plus pessimiste de ces faits : « Cependant, lorsque les chefs de Babylone lui envoyèrent des ambassadeurs pour s’informer du signe qui avait eu lieu dans le pays, Dieu l’abandonna pour le mettre à l’épreuve afin de connaître tout ce qui était dans son cœur » (Chroniques II, 32:31).

Le prophète Isaïe accuse le roi d’orgueil, lui prédit que sa descendance sera captive à Babylone. A sa mort cependant, il est enterré « dans le lieu le plus élevé des sépulcres des fils de David ». Et tous les habitants de la ville lui rendent hommage à sa mort. L’historien allemand Heinrich Graetz* nous conte la fin de l’histoire : « Le despote (Sancherib, assyrien) qui avait lancé l’injure et le blasphème contre le Dieu d’Israël et son peuple, fut assassiné par ses propres fils, Adramélech et Scharézer, dans le temple d’une divinité assyrienne. »
(1) Ḥizḳiyyah ou Hezechias régna sur Juda de -727 à -698 avant JC selon l’Institut Bialik de Jérusalem (Biblical Encyclopedia)
*Heinrich Graetz, Histoire des Juifs, 1874-76
Mise en ligne : 6 octobre 2014- Version 1- Israël Antique-Exil 6-118